Archives par étiquette : Rabelais

Note introductive 3

avertissement

2009 : La Lettera G / La Lettre G, N° 10

 Denys Roman : « Du Temple à la Maçonnerie par l’Hermétisme chrétien »*

  Il est reconnu que Denys Roman retenait l’œuvre de René Guénon comme référence authentiquement traditionnelle, et nos lecteurs n’ignorent pas non plus l’intérêt privilégié que ce dernier accordait à l’Ordre maçonnique et en particulier à l’Hermétisme, parce qu’il considérait que la science d’Hermès présente avec l’Art Royal une affinité de nature. Continuer la lecture

LAMBSPRINCK, La Pierre philosophale

Etudes Traditionnelles, Numéro 436 – mars-avril 1973

Lambsprinck, La Pierre philosophale, texte latin et traduction française, (Casa éditrice Arché, Milan). Cet ouvrage fait partie d’une Bibliotheca Hermetica fondée en 1967, et qui diffère de la Bibliotheca Hermetica des éditions Denoël. Ont notamment paru par les soins de cette maison milanaise La Vertu et Propriété de la Quinte Essence de Joannes de Rupescissa, Le Règne de Saturne changé en siècle d’or de Huginus A Barma, les deux traités de Pernéty (Fables et Dictionnaire) et plusieurs autres œuvres d’alchimie. L’auteur du livre dont nous parlons aujourd’hui, Lambsprinck, fait partie de « cette catégorie d’hermétistes dont l’existence, à propos ou non, a été entourée de l’obscurité la plus complète ». Tout ce qu’on sait de lui, c’est qu’il s’agit d’un noble allemand qui appartint à une abbaye bénédictine située près de Hildesheim. Le traité La Pierre philosophale est le seul qui nous soit parvenu sous son nom. Rédigé en allemand, il a été traduit en vers latins par Nicolas Barnaud qui le publia en 1677 à Francfort, et il semble avoir joui d’une assez grande notoriété. Nicolas Flamel et Michel Maier l’ont cité, et le second en recommande vivement la lecture. Bien plus, ce dernier s’est inspiré très visiblement de certaines planches de l’Atalante fugitive, et certains ont même remarqué « l’affinité des figures de Lambsprinck avec celles de Flamel, allant jusqu’à prétendre de ce fait que l’hermétiste allemand aurait fait ses études à Paris ». Continuer la lecture

E.T. N° 395 mai-juin 1966

Les revues

Dans le symbolisme d’avril-mai, M. Marius Lepage, à l’occasion de l’adhésion de la Loge « Ambroise Paré » à la « Société des Amis de Rabelais et de la Devinière », publie une notice sur cette association littéraire qui a restauré le domaine familial où naquit l’auteur de Gargantua, et a obtenu son « classement » par l’administration des Beaux-Arts. Dans cette notice, M. Lepage rappelle la qualité d’initié attribuée par certains auteurs au Maître de la Devinière ; peut-être aurait-il pu ajouter que la raison principale -sinon la seule- d’une telle « reconnaissance » est l’emploi, par l’ « abstracteur de quintessence », d’un langage particulier, véritable « jargon » où l’on trouve des termes hermétiques, parfois déformés de la manière la plus inattendue et la plus « amusante ». La Devinière a été transformée en musée, et M. Lepage trouve « émouvant » d’y avoir exposées les œuvres de Rabelais traduites dans les langues les plus diverses, et notamment en russe, chinois et japonais. Nous avouons ne pas partager cet « émoi ». La traduction d’une œuvre initiatique par des profanes, déjà périlleuse dans le cas de langues apparentées, devient une véritable « parodie » quand il s’agit de langues très éloignées de l’originale. Et cela est particulièrement grave en ce qui concerne Rabelais. En effet, le premier résultat d’une telle transposition est de rendre inutilisable certaines « clés » qui permettaient de « restituer » aux termes déformés du jargon leur sens véritable et initiatique. Dès lors, comment les lecteurs de ces modernes adaptations pourraient-ils « rompre l’os et sucer la substantifique moelle », afin d’entrevoir tout au moins ces « très hauts sacrements et mystères orrifiques » (c’est-à-dire « aurifiques ») dont Rabelais, au début de son œuvre, nous promets la « révélation » ? Ils ne verront que les « voiles » disposés par l’auteur : la vulgarité forcée du style et le cynisme apparent des idées, qui sont bien au nombre de ces « choses fortuites » dont le « mépris », au dire de Maître Alcofribas lui-même, constitue le « vrai pantagruélisme ». Continuer la lecture