Archives de l’auteur : admin

Textes et articles

Études Traditionnelles :

  • Remarques sur quelques symboles maçonniques,
    1950, p. 67 (n° 282).
  • Pythagorisme et Maçonnerie,
    1950, p. 344 (n° 288).
  • Un rite maçonnique oublié : l’imposition du nom des Maîtres,
    1951, p. 116 (n° 291).
  • Voltaire était-il Franc-Maçon ?,
    1952, p. 73 (n° 298).
  • Réflexions d’un chrétien sur la Maçonnerie : 1. Les « Harmonies internes » du rituel,
    1960, p. 201 (n° 361). II. Le Symbolisme de la Loge de Table,
    1960, p. 244 (n° 362).
  • À propos d’un article du « Symbolisme »,
    1966, p. 181 (n° 396-397).
  • Sur quelques aspects de la Maçonnerie dite « écossaise »,
    1967, p. 10 (n° 399).
  • René Guénon et la lettre G,
    1967, p. 118 (n° 401), p. 150 (n° 402-403).
  • Nécrologie : F. Ménard,
    1967, p. 270 (n° 404).
  • Cagliostro et la Franc-Maçonnerie,
    1968, p. 13 (n° 405).
  • Notes sur l’Anti-Templarisme maçonnique : 1. Quand les Catholiques réhabilitent l’Ordre du Temple,
    1968, p. 218 (n° 409-410).
  • Notes sur l’Anti-Templarisme maçonnique : II. Joseph de Maistre et le Mémoire au duc de Brunswick,
    1969, p. 12 (n° 411), p. 97 (n° 412-413).
  • L’Énigme de Jeanne des Armoises,
    969, p. 107 (n° 412-413).
  • À propos des rapports entre l’Église et la Maçonnerie,
    1969, p. 204 (n° 415).
  • Controverses au sujet des Templiers,
    1969, p. 265 (n° 416).
  • Maçonnerie templière, Maçonnerie jacobite et Maçonnerie écossaise,
    1970, p. 128 (n° 419-420).
  • Guénon présenté à la multitude,
    1971, p. 111 (n° 424-425).
  • René Guénon et la Loge « La Grande Triade »,
    1971, p. 217 (n° 427), p. 251 (n° 428).
  • 1. La Nostalgie de la Stabilité,
    1972, p. 194 (n° 432-433).
  • René Guénon et la Loge « La Grande Triade » (suite),
    1973, p. 9 (n° 435).
  • Notes de lecture : « Pour commenter la Genèse ».
    1973, p. 170 (n° 437-438).
  • Notes de lecture : Un livre sur la médecine chinoise traditionnelle,
    1973, p. 214 (n° 439).
  • Notes de lecture : Un article de M. Jean Richer sur « la Grande Diane des Éphésiens »,
    1974, p. 36, (n° 441).
  • Notes de lecture : Les travaux de la Loge « Villard de Honnecourt » sur René Guénon,
    1975, p. 22 (n° 447).
  • II. La Nostalgie de la Stabilité (suite),
    1975, p. 152 (n° 450).
  • Notes de Symbolique maçonnique,
    1977, p. 10 (n° 455).
  • 33 ans après …
    1984, p. 163 (n° 486).
  • Notes de lecture : Un livre de M. Jean Richer ; [Iconologie et Tradition],
    1985, p. 35 (n° 487).
  • Les Cahiers de l’Herne parlent de René Guénon,
    1985, p. 218 (n° 489-490).

Renaissance Traditionnelle :

  • René Guénon et les « destins » de la Franc-Maçonnerie : 1. À propos de la réédition du Manuel maçonnique de Vuillaume préfacé par Jean Tourniac,
    1977 (janvier), n° 29.
  • René Guénon et les « destins » de la Franc-Maçonnerie : II. Euclide, élève d’Abraham,
    1977 (octobre), n° 32.
  • René Guénon et les « destins » de la Franc-Maçonnerie : III. Renaissance des sciences traditionnelles ?
    1978 (juillet), n° 35.
  • Nouvelles remarques sur le mot Amen,
    1979 (janvier), n° 37.
  • Les douze travaux d’Hercule (I),
    1980 (avril), n° 42.

Prisme :

  • Quelques remarques sur l’Ésotérisme chrétien (écrit en 1983),
    1989 (hiver), n° 28.

Aurores :

  • Pour le service de la Vérité,
    1983 (avril), n° 32.

Vers la Tradition :

  • À propos d’une récente décision romaine,
    1984 (mars-avril-mai-juin), n° 9-10.
  • En attendant l’heure de la puissance des ténèbres,
    1984 (juillet-août-septembre-octobre), n° 11-12.

L’Herne :

  • Les cinq rencontres de Pierre et Jean,
    1985, Cahier René Guénon.
  • Note additionnelle sur le Saint-Empire,
    1985, Cahier René Guénon.

Comptes rendus de livres

Études Traditionnelles, rubrique « Les Livres  » :

  •  Magister, Manual del Aprendiz ; Manual del Companero, Manual del Maestro, Manual del Maestro secreto,
    1953, p. 147 (n° 307).
  • Eugène Weber, Satan Franc-Maçon,
    1967, p. 223 (n° 402-403).
  • G. H. Luquet, La Franc-Maçonnerie et l’État en France au XVIIIe siècle,
    1967, p. 274 (n° 404).
  • François Ribadeau-Dumas, Cagliostro,
    1968, p. 35 (n° 405).
  • Daniel Ligou, Frédérick Desmons et la Franc-Maçonnerie sous la IIIe République,
    1969, p. 181 (n° 414).
  • Alain Guichard, Les Francs-Maçons,
    1970, p. 41 (n° 417).
  • Jean-Paul Garnier, Barras, roi du Directoire,
    1970, p. 268 (n° 421-422).
  • Émile Poulat, Intégrisme et catholicisme intégral,
    1971, p. 118 (n° 424- 425).
  • J. Corneloup, La chair quitte les os … mais l’acacia refleurira,
    1971, p. 120 (n° 424-425).
  • André Billy, Stanilas de Guaita,
    1971, p. 232 (n° 427).
  • Dom Antoine-Joseph Pernéty, Les Fables égyptiennes et grecques dévoilées,
    1972, p. 227 (n° 432-433).
  • Jean-Pierre Vernant et Pierre Vidal-Naquet, Mythe et Tragédie en Grèce ancienne,
    1973, p. 41 (n° 435).
  • Lambsprinck, La Pierre philosophale,
    1973, p. 91 (n° 436).
  • Lambsprinck, Traité de la Pierre philosophale, suivi du traité : Le Pilote de l’Onde vive,
    1973, p. 93 (n° 436).
  • Jean Richer, Delphes, Delos et Cumes,
    1973, p. 178 (n° 437-438).
  • Jacques Paul, Histoire intellectuelle de l’Occident médiéval,
    1974, p. 181 (n° 443-444).
  • Sakutei-Ki, ou le Livre secret des jardins japonais,
    1974, p. 183 (n° 443-444).
  • Régine Pernoud, Les Templiers,
    1975, p. 44 (n° 447).
  • Guy Fau, L’affaire des Templiers,
    1975, p. 46 (n° 447).
  • Pierre Debray-Ritzen, La Scolastique freudienne,
    1975, p. 188 (n° 450).
  • Jean Richer, Le Rituel et les Noms dans « Le Songe d’une nuit de la mi-été  »,
    1976, p. 40 (n° 451).
  • Henry Sadler, Faits et Fables maçonniques (traduction J. Corneloup),
    1976, p. 43 (n° 451).
  • Stanilas de Klossowski de Rola, Alchimie, Florilège de l’art secret,
    1976, p. 129 (n° 452-453).
  • Luc Benoist, Signes, Symboles et Mythes,
    1977, p. 133 (n° 456-457).
  • Dhuoda, Manuel pour mon fils,
    1977, p. 35 (n° 456-457).
  • Jacques Bonnet, La Reine de Saba et sa Légende,
    1985, p. 90 (n° 488).

Comptes rendus de revues

Études Traditionnelles, rubrique « Les Revues  » :

  •  Le Symbolisme
    1951 : mars, n° 290 ; décembre, n° 296.
    1952 : avril-mai, n° 299 ; octobre-novembre, n° 303
    1966 : mars-avril, n° 394 ; mai-juin, n° 395 ; juillet-août-septembre-octobre, n° 396-397.
    1967 : janvier-février, n° 399 ; mars-avril, n° 400 ; juillet-août-septembre-octobre, n° 402-403 ; novembre-décembre, n° 404.
    1968 : mars-avril-mai-juin-juillet-août, n° 406-407-408 ; septembre-octobre-novembre-décembre, n° 409-410.
    1969 : janvier-février, n° 411 ; mars-avril-mai-juin, n° 412-413 ; septembre-octobre, n° 415 ; novembre-décembre, n° 416.
    1970 : mars-avril, n° 418 ; septembre-octobre-novembre-décembre, n° 421-422.
    1971 : mars-avril-mai-juin, n° 424-425.
  •  The Speculative Mason
    1951 : mars, n° 290.
    1952 : janvier-février, n° 297.
  • Masonic Light
    1951 : mars, n° 290 ; avril-mai, n° 291 ; juin, n° 292.
    1952 : janvier-février, n° 297 ; mars, n° 298 ; avril-mai, n° 299 ; octobre-novembre, n° 303.
  • Ogam
    1951 : juin, n° 292.
    1952 : janvier-février, n° 297 ; octobre-novembre, n° 303 ; décembre, n° 304.
    1969 : novembre-décembre, n° 416.
  • Cahiers d’Études cathares
    1952 : janvier-février, n° 297 ; décembre, n° 304.
  • Revue de l’Histoire des Religions
    1952 : janvier-février, n° 297.
    1953 : janvier-février, n° 305.
  • Lettres d’Humanité
    1952 : mars, n° 298.
  • L’Atelier de la Rose
    1953 : janvier-février, n° 305.
  • Atlantis
    1969 : juillet-août, n° 414.
  • Cahiers de Saint-Jean
    1969 : novembre-décembre, n° 416.
  • Nouveau Planète
    1970 : septembre-octobre-novembre-décembre, n° 421-422.
  • Renaissance Traditionnelle
    1971 : janvier-février, n° 423 ; juillet-août, n° 426.
    1972 : janvier-février, n° 429 ; mai-juin, n° 431 ; juillet-août, septembre-octobre, n° 432-433.
    1973 : mars-avril, n° 436 ; mai-juin-juillet-août, n° 437-438 ; septembre-octobre, n° 439.
    1974 : janvier-février, n° 441 ; septembre-octobre, n° 445.
  • Les Lettres Mensuelles
    1971 : mars-avril-mai-juin, n° 424-425.
  • Sciences et Avenir
    1972 : juillet-août-septembre-octobre, n° 432-433.
    1975 : juillet-août-septembre, n° 449.
    1976 : avril-mai-juin-juillet-août-septembre, n° 452-453.
  • Archeologia
    1972 : juillet-août-septembre-octobre, n° 432-433.
    1973 : novembre-décembre, n° 440.
  • Humanisme
    1973 : septembre-octobre, n° 439.
    1974 : septembre-octobre, n° 445.
  • L’Initiation
    1973 : novembre-décembre, n° 440.
  • Science et Vie
    1974 : mars-avril, n° 442 ; mai-juin-juillet-août, n° 443-444.
    1976 : avril-mai-juin-juillet-août-septembre, n° 452-453.
  • Esprit
    1974 : mai-juin-juillet-août, n° 443-444.
  • Cahiers Astrologiques
    1974 : septembre-octobre, n° 445.
    1976 : octobre-novembre-décembre, n° 454.
  • Les Dossiers de l’Archéologie
    1975 : juillet-août-septembre, n° 449.
  •  Vers la Tradition
    1984 : octobre-novembre-décembre, n° 486.
    1985 : juillet-août-septembre-octobre-novembre-décembre, n° 489-490.
  • La Revue des Deux Mondes
    1985 : avril-mai-juin, n° 488.
  • Émissions radiophoniques
    1967 : novembre-décembre, n° 404.
    1970 : mars-avril, n° 418.

Volumes parus

Tome 1* :

René Guénon et les Destins de la Franc-Maçonnerie
1982, Éditions de l’Œuvre, Paris.
1995, 2e édition, Éditions Traditionnelles, Paris.

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TABLE DES MATIÈRES

 Avant-propos

Chapitre      I  –  Pythagorisme et Maçonnerie
Chapitre     II  –  Le Temple, Ordre initiatique chrétien
Chapitre    III  –  Du Temple à la Franc-Maçonnerie par l’Hermétisme chrétien
Chapitre   IV  –  Sur quelques aspects de la Maçonnerie dite « écossaise »
Chapitre    V  –  Maçonnerie Templière, Maçonnerie Jacobite et Maçonnerie Écossaise
Chapitre   VI  –  À propos des rapports entre l’Église et la Maçonnerie
Chapitre  VII  –  Sur la lecture des Livres sacrés
Chapitre VIII  –  « À la glorieuse mémoire des deux saints Jean »
Chapitre   IX  –  René Guénon et la Loge « La Grande Triade »
Chapitre    X  –  Questions de Rituels
Chapitre  XI  –   Les travaux de la Loge « Villard de Honnecourt » sur René Guénon
Chapitre XII  –  « Euclide, élève d’Abraham »

Épilogue

Tome 2** :

Réflexions d’un chrétien sur la Franc-Maçonnerie –
« L’Arche vivante des Symboles »
1995, Éditions Traditionnelles, Paris.

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TABLE DES MATIÈRES

Présentation

Première Partie
Chapitre       I  –  33 ans après
Chapitre      II  –  Remarques sur quelques symboles maçonniques
Chapitre     III  –  Un rite maçonnique oublié : l’imposition du nom des Maîtres
Chapitre     IV –  Réflexions d’un Chrétien sur la Maçonnerie :
• Les « Harmonies internes » du rituel
• Le symbolisme de la Loge de Table
Chapitre     V  –  À propos des répétitions rituéliques
Chapitre    VI  –  Le Monde des rites
Chapitre   VII  –  René Guénon et la lettre G
Chapitre  VIII  –  Lumières sur la Franc-Maçonnerie des anciens jours
Chapitre    IX  –  Le Manuel maçonnique de Vuillaume
Chapitre     X  –  Renaissance des sciences traditionnelles ?
Chapitre    XI  –  Les douze travaux d’Hercule

Deuxième Partie
Chapitre    XII  –  Anderson
Chapitre   XIII  –  Joseph de Maistre et le mémoire au duc de Brunswick
Chapitre   XIV –  Cagliostro, la Franc-Maçonnerie et les Ordres de Malte
Chapitre    XV –  Willermoz, ou les dangers des innovations en matière maçonnique
Chapitre  XVI  –  1877
Chapitre XVII  –  L’affaire Taxil

Troisième Partie
Chapitre XVIII  –  Nouvelles remarques sur le mot Amen
Chapitre   XIX  –  Le « pouvoir des clefs »
Chapitre    XX  –  À propos d’une récente décision romaine
Chapitre   XXI  –  En attendant l’heure de la puissance des ténèbres
Chapitre  XXII  – Les cinq rencontres de Pierre et de Jean
• Note additionnelle sur le Saint-Empire

 Appendice
Bibliographie des publications de l’auteur

Magister. Manual del Maestro secreto.

Magister. Manual del Maestro secreto (Editorial Kier, Buenos Aires).
[Compte rendu publié dans les E. T. Nº 307, avril-mai 1953, p. 150-152]

Dans cet ouvrage, encore plus intéressant que les précédents, l’auteur s’est attaqué hardiment à un problème que beaucoup pourraient croire insoluble. Dans le « chaos » des hauts-grades maçonniques, combien y en a-t-il de vraiment indispensables, et quels sont-ils ? L’auteur, qui a pris comme base de départ les 30 degrés du rite ancien et accepté, pense que les hauts-grades doivent être au nombre de 9, parce qu’il y eut 9 Maîtres qui participèrent à la recherche et à la découverte du corps d’Hiram. Précisons tout de suite que, s’il en est bien ainsi au rite écossais, au rite d’York il est question de 15 Compagnons, répartis en 3 Loges dont chacune eut une destinée particulière qu’il pourrait être utile d’examiner. La première Loge échoua dans ses recherches ; la seconde retrouva le corps d’Hiram (c’est-à-dire la Parole perdue) ; la troisième Loge tira vengeance des meurtriers. Or, il faut remarquer que le Ier Temple, celui de Salomon, fut ruiné à cause de l’« infidélité » de son fondateur (c’est ce que les Pères de l’Église ont appelé la « chute » de Salomon, que certains comparent à la « chute » d’Adam ; cf. I Rois, XI, 1-13 ; II Rois, XXIII, 13-15 ; Néh. XIII, 23-27). Le second Temple, celui de Zorobabel, réalisa sa mission qui était de « recevoir la Paix », et il est écrit que « la gloire de ce second Temple sera plus grande que celle du premier » (cf. Aggée. II, I-9). Enfin, le 3e Temple maçonnique est l’Ordre du Temple, détruit malgré sa fidélité, et dont la « vengeance » est le thème de plusieurs des hauts-grades. Il y a certainement là autre chose que l’effet d’un simple hasard, d’autant plus que la Parole maçonnique, perdue dans les premiers grades qui ont trait au Temple de Salomon, est déclarée formellement être retrouvée dans la Sainte Royale Arche, qui se rapporte au Temple de Zorobabel. Pour toutes ces raisons, nous pensons que le nombre total des grades maçonniques devrait être de 15, dont 3 grades bleus et 12 hauts-grades. Il y aurait lieu aussi d’examiner où doit se placer le grade « Prince Rose-Croix », qui est un grade essentiellement « chrétien », dont le thème est la passion et la résurrection de celui que certains rituels ont appelé « le Maître par excellence, Jésus de Nazareth ». Il existe de ce grade plusieurs versions, dont l’une a été incorporée aux 33 degrés de l’écossisme. La vérité est que ce grade, qui a trait à un Temple indestructible, ou plutôt incessamment renaissant, comme le Phénix (cf. la parole du Christ : « Détruisez ce Temple, et je le rebâtirai en trois jours ») est en dehors de la série « linéaire » de tous les rites, ce qui est facile à constater, même au rite ancien et accepté. « Magister » adopte, comme hauts-grades à conserver, les 9 grades « écossais » suivants : Maître secret, Élu, Parfait et Sublime Maçon, Chevalier de l’Orient, Prince Rose-Croix, Chevalier du Soleil, Grand Élu Chevalier Kadosch, Sublime Prince du Royal Secret, Souverain Grand Inspecteur général. La correspondance qu’il tente d’établir entre ces grades et ceux du rite d’York ne nous a pas paru très convaincante. Mais nous devons signaler une idée de l’auteur qui nous semble des plus heureuses. Il a envisagé de répartir les innombrables symboles de la Maçonnerie entre les grades qu’il conserve, de façon à ne rien laisser perdre de cet « héritage ». Prenons un exemple qui nous fera mieux comprendre. Dans le grade de « Maître secret », qu’il conserve, il fait entrer certains des éléments rituels de grades écossais qu’il abandonne, tels celui de « Maître parfait », où se trouve notamment la formule : « Le Maître parfait connaît le cercle et sa quadrature ». C’est à ce grade de Maître secret, étendu et enrichi, qu’est consacré le volume dont nous rendons compte, et qui étudie entre autres les symboles suivants : le tombeau d’Hiram, les pyramides d’Égypte, la translation du cœur, le laurier et l’olivier, la clé, le point au centre du cercle (hiéroglyphe de l’« œuf du monde »), l’œil, la tétraktys, les quatre enseignements du Sphinx, enfin les symboles proprement kabbalistiques, si nombreux dans les grades « de perfection » : l’arbre des Séphiroth , arche d’alliance, le chandelier à 7 branches, les dix commandements. Les rites de réception de ce grade nouveau sont évidemment beaucoup plus riches que ceux du Maître secret « officiel ». Nous disons qu’il s’agit d’un grade nouveau (et nous ne savons même pas si les divers Suprêmes Conseils réguliers consentiraient à homologuer de tels rites) ; mais il faut bien préciser que seuls sont nouveaux le rassemblement et l’enchaînement de rites maçonniques authentiques, dispersés en des grades pratiquement abandonnés, parce qu’ils sont donnés « par communication ». L’auteur, dont la prudence à cet égard nous semble parfaite, est visiblement persuadé que, selon la formule rituelle : « Il n’est au pouvoir de personne de faire des innovations dans le corps de la Maçonnerie », et aussi que tout dans l’Ordre peut se ramener à une triple origine : égyptienne, gréco-latine et judéo-chrétienne (Les Old Charges sont d’ailleurs formels sur ce point). C’est pourquoi, malgré sa connaissance des doctrines orientale, Il n’a pas été tenté d’y recourir pour « enrichir » les rites traditionnels. Nous signalerons que, comme toujours, la dernière partie du livre (« application opérative ») est, à notre avis, la moins bonne de toutes. Mais l’ouvrage contient une telle documentation, et des aperçus si dignes d’intérêt, que nous le recommandons sans hésiter à tous les Maçons, et que nous souhaitons l’apparition rapide du volume suivant, qui sera consacré aux grades de vengeance.

Denys Roman.

Magister. Manual del Maestro.

Magister. Manual del Maestro (Editorial Kier, Buenos Aires).
[Compte rendu publié dans les E. T. Nº 307, avril-mai 1953, pp. 149-150]

On ne saurait trop regretter que l’auteur, dans ce manuel, se soit cantonné presque uniquement dans la version « écossaise » du grade de Maître, et qu’il ait entièrement laissé de côté les versions anglo-américaines, et surtout celle du rite rectifié, toutes versions dont la supériorité n’est pas contestable. Continuer la lecture

Magister. Manual del Compañero.

Magister. Manual del Compañero (Editorial Kier, Buenos Aires).
[Compte rendu publié dans les E. T. Nº 307, avril-mai 1953, pp. 148-149]

Tout le monde convient que le grade de Compagnon est le moins riche des 3 grades symboliques, le moins riche et aussi celui qui a été le plus maltraité par les « modernisateurs » à outrance. Et cependant, l’auteur a trouvé moyen de nous donner, sur ce grade déshérité, un volume de 220 pages, dense et intéressant, et en somme digne du premier, mais où l’on relève aussi quelques tendances « occultistes ». Continuer la lecture

Magister. Manual del Aprendiz.

Magister. Manual del Aprendiz (Editorial Kier, Buenos Aires).
[Compte rendu publié dans les E. T. Nº 307, avril-mai 1953, pp. 147-148]

Il est assez curieux de voir les pays de langues latines qui s’étaient laissés considérablement distancer par les pays de langues anglaise et allemande dans le domaine des études maçonniques sérieuses, tenter de rattraper leur retard. Après l’œuvre maçonnique en langue française de René Guénon, qui a jeté tant de lumière sur de nombreux aspects de l’art royal, après l’œuvre italienne d’Arturo Reghini, limitée d’ailleurs au seul symbolisme géométrique et numéral, voici que viennent de paraître en langue espagnole 4 « manuels » dont le premier est consacré au grade d’Apprenti. Continuer la lecture

E. T. nº 296, décembre 1951, pp. 388-398

Le Symbolisme de janvier 1950

– Le nº de janvier 1950 du Symbolisme débute par un article de « La Lettre G » sur l’ouvrage posthume d’Albert Lantoine : Finis Latomorum. « La Lettre G » approuve les critiques qu’Albert Lantoine a portées contre ce qu’il considérait comme les tares de la Maçonnerie latine de son temps : c’est-à-dire le prosélytisme en matière de recrutement et les préoccupations politiques de trop d’ateliers ; « La Lettre G », par contre, regrette justement l’incompréhension de Lantoine pour tout ce qui touche au symbolisme et au ritualisme de l’Ordre. Continuer la lecture

Jean-Paul Garnier. Barras, roi du Directoire.

Jean-Paul Garnier. Barras, roi du Directoire (Librairie académique Perrin, Paris).
[Compte rendu publié dans E. T. nº 421-422, sept.-déc. 1970, pp. 263-264.]

Cette excellente biographie d’un aristocrate – politicien « roué » du XVIIIe siècle, égaré dans les intrigues et les drames de la Révolution, et qui fut le vainqueur du 9 thermidor et  le vaincu du 18 brumaire – ne nous intéresse ici qu’en raison des détails très suggestifs qu’elle apporte sur l’une des plus sombres énigmes de l’histoire : nous voulons dire l’affaire Louis XVII. En une trentaine de pages, l’auteur raconte et commente les nombreux incidents relatifs à l’évasion, réelle ou supposée, du prisonnier du Temple. Continuer la lecture